L’exemple de patience : l’histoire de Ayoub (Job)

Les récits des prophètes véhiculent toujours une moralité propre et celle de Ayoub nous apprend la foi et l’endurance. Ayoub est un prophète envoyé à un peuple de Mésopotamie qui étaient majoritairement croyants. Allah avait comblé son prophète de privilèges immenses : de l’argent, des terres incomptables d’orge et de blé, des centaines d’esclaves, une belle femme pieuse, une force physique, quatorze enfants, une foi et un milieu pieux, des amis illimités, du bétail, des chevaux et des bêtes, et ce durant cinquante années.

Allah voulut l’éprouver, Il lui enleva son argent, et ses terres changèrent, ses quatorze fils et filles décédèrent, son bétail mourut et son argent partit alors il se mit à vendre ses esclaves pour se nourrir, puis Allah l’éprouva par une maladie qui le rendit invalide, il devint incapable de bouger, ses amis supposèrent que sa maladie était contagieuse et le quittèrent, seuls sa femme et deux de ses amis lui restèrent fidèles.

Sa femme le prit en charge et quand il ne lui restait plus rien, elle se mit à travailler chez les gens, et cela continua encore dix-huit ans.

Au bout de ces dix-huit ans, la femme du prophète Ayoub s’épuisa et lui demanda d’invoquer Allah. Il lui dit qu’Allah les avait couverts de ses faveurs pendant cinquante ans et qu’ils devraient patienter et endurer tout autant. Mais femme se mit en colère et exigea qu’il invoque Allah alors Ayoub, hors de lui promet cent coups s’il se remettrait de sa maladie.

Puis les gens se mirent à refuser tout contact avec sa femme de peur qu’elle ne soit elle aussi porteuse de la maladie de son mari, alors elle dû se couper les cheveux et les vendre pour acheter de quoi nourrir Ayoub. Alors ému, Ayoub se sentit obligé d’invoquer Allah : «Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux» (Les Prophètes : 83) et Allah fit exploser une source sous les pieds de son prophète dont l’eau allait le guérir de toutes ses maladies de l’extérieur et de tous les maux de l’intérieur, sa femme redevint jeune et donna naissance à vingt-six garçons et filles.

Les gens qui nous entourent vivent l’une ou l’autre partie de l’histoire : des personnes éprouvées dont Allah teste la patience et qui seront délivrées et récompensées un jour ou l’autre, et d’autres qui vivent dans les faveurs d’Allah, mais qui ne soupçonnent pas qu’un jour ces faveurs-là pourraient disparaitre, car rien n’est éternel.

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