Tahar Ouettar est hospitalisé à Paris

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L’écrivain algérien de langue arabe, Tahar Ouetttar a été hospitalisé à Paris depuis le 29 décembre, à la suite d’un malaise. C’est le président de la République Algérienne Abdelaziz Bouteflika, qui a donné les instructions relatives à son transfert dans un hôpital parisien. Il devrait se faire opérer très prochainement, mais ses proches ont déjà assuré la presse algérienne que l’écrivain se portait mieux.

Tahar Ouettar est né en 1936 à Sedrata à côté de M’daourouch, dans l’est de l’Algérie. Il a trois frères. Après l’école élémentaire, il s’inscrit à l’Institut Ben Badis de Constantine, puis à la célèbre « Zitouna » de Tunis. Il s’imprègne alors des grands écrivains, philosophes et penseurs arabes comme Gibran Khalil Gibran ou encore Ilyas Abu Mabi.

Son parcours d’écrivain commence vers 1955, lorsqu’il commence à publier des nouvelles dans la presse tunisienne. Il se fait d’ailleurs remarquer grâce à la nouvelle Noua, qui sera adapté à l’écran et deviendra un formidable film d’auteur.

En 1962, après l’indépendance, il fonde un périodique « Al-Jamahi », puis en 1972 « Al Ahrar ». C’est à la même année, qu’est édité son recueil de nouvelles « Fumée de mon cœur » en Tunisie. Quelques années plus tard, il montre son talent dans le théâtre en publiant en Algérie cette fois, « Le fugitif ». Son premier roman paraît en 1971, sous le titre de « L’as ».
Publié chez SNED, il est traduit en plusieurs langues et a connu un succès incroyable. En 1989, il prend la présidence de l’association culturelle « Al Jahidiya ».

Journaliste et écrivain, Tahar Ouettar a toujours été un homme engagé en Algérie. En 2005, il reçoit le prix Sharjah de la culture arabe par le comité exécutif de l’UNESCO qui correspond à pas moins de 25 000 dollars.

Souvent violemment critiqué par une certaine presse algérienne et française, Tahar Ouettar n’en demeure pas moins un écrivain incontournable de la littérature algérienne. Et si le « conflit » entre lui et Tahar Djaout alimente aujourd’hui encore les débats, on ne peut ne retenir que cela d’un homme de lettres qui a su montrer le talent de sa plume depuis plus de cinquante ans.

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