Le problème de la drogue dans le monde arabe

Divers - Firdaous.com

La drogue est en passe de devenir le grand problème du monde arabe : les pays qui n’étaient auparavant considérés que comme des pays de transit, comme l’Algérie, semblent bel et bien être aujourd’hui des pays de consommation. En parlant de l’Algérie, le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a déclaré récemment vouloir instaurer la peine de mort pour les dealers de drogue, qui seraient une des raisons de « la détérioration de la société ». C’est voir à quel point le problème de la drogue est présent dans tous les discours des pays arabes.

Les frontières géographiques entre les pays de production des drogues, les pays de transit et les pays de consommation, sont de plus en plus surveillées afin d’éviter le plus possible les transactions. Cependant, le laxisme de certaines autorités, la complicité des habitants et les grands moyens que possèdent les dealers, font que les contrôles ne semblent pas être la solution idéale à ce problème.

Alors comme solutions, on peut peut-être proposer la prise en charge des jeunes, l’éducation, les campagnes de sensibilisation, mais aussi et surtout des centres d’écoute et la mise en place d’équipes de recherches qui auront pour but de mieux comprendre les raisons qui poussent les habitants du monde arabe vers la drogue. L’Egypte l’a fait : d’énormes moyens ont été mis en place en mai passé et ce ne sont pas moins de 7000 personnes qui ont été prises en charge. L’Algérie a organisé des journées, des colloques et même une émission tv pour sensibiliser le plus de monde possible à ce fléau.

Cependant ceci reste encore insuffisant, car dans le monde arabe, il existe peu de centres spécialisés en toxicomanie, et peu d’experts. Un suivit psychologique et de vrais espaces sont pourtant le premier pas pour mettre un terme au nombre croissant de drogués. A prendre en compte, le nombre de 5 millions de drogués dans les pays arabes, chiffres officiels et peu fiables vu le peu d’éléments réels de sondage mis à la disposition des enquêteurs.

Lorsqu’ils sont interrogés, les drogués déclarent presque tous avoir commencé par des drogues douces, comme des joints – c’est-à-dire fumer un peu d’herbe-, chose qu’ils ont pris à la légère, dans une soirée avec des amis. Petit à petit, comme avec la cigarette, la drogue est devenue une habitude, pire une obligation dont ils ne peuvent plus se passer. Des drogues douces, ils passent aux drogues dures, attirés par la curiosité d’essayer autre chose, d’avoir un petit moment d’évasion dans leur quotidien qui est ou qui leur parait en tout cas, bien sombre. Le fléau de la drogue qui est en train de ronger les pays arabes, doit être combattu pas une prise en charge de ceux qui s’y adonnent, et par l’urgence de comprendre les origines de ce mal.

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