Les jeunes au Maghreb, entre deux extrêmes

Divers - Firdaous.com

Les maghrébins sont majoritairement jeunes. Une jeunesse qui très souvent a été baptisée « jeunesse désespérée », « jeunesse brisée » ou encore « jeunesse en plein mal vivre ». Récemment, des comités ont été créés au Maghreb, pour étudier les problèmes des jeunes et y trouver des solutions concrètes avant que le « mal-vivre » ne dévie vers le « non vivre ». Pour le moins troublante, cette peur n’en est pas moins une réalité puisque de plus en plus de jeunes sombrent dans des dépressions.

Des problèmes, des problèmes de toutes sortes tant à l’école qu’à la maison ou dans la rue. Des problèmes qui s’entassent dans les têtes comme des vêtements dans des tiroirs. Avec un manque flagrant de structures adaptées et une quasi absence de culture du psychologue, comme pédagogue et conseiller et non comme médecin traitant une maladie, la jeunesse maghrébine ne sait pas vers qui se tourner. Trop de décalage avec leurs parents qui ont vécu une jeunesse très différente, trop de décalage avec la réalité du pays qu’ils ne comprennent pas toujours et les rêves aperçus sur le petit écran. Trop de beaucoup de choses, et voilà ces jeunes qui saturent, qui cherchent sans trouver une oreille attentive.

Et lorsqu’il la trouve cette oreille, ils n’hésitent pas à déverser leurs mille et un projets : voyages, bénévolats, chantiers à construire, bref du mouvement et une grosse envie d’agir. Ce qu’ils ne supportent plus ? une certaine tendance de la part des autres – comprendre les adultes – à les infantiliser. Ils désirent plus de responsabilités et plus d’autonomie dans leurs mouvements.

Certains ont d’ailleurs réussi dans leurs projets. En Algérie par exemple, l’association « Le Souk » œuvre pour les enfants malades et la promotion de la culture sous toutes ses formes depuis plus de dix ans. Seule association créé par et pour les jeunes, elle n’est composée que d’étudiants qui débattent ensemble des projets à mettre en place. Tous bénévoles, tous guidés par la volonté de faire avancer leur pays.

La jeunesse au Maghreb semble désorientée, tiraillée entre faire des pas de géant ou se coucher encore quelques années. Si le manque de lieux pour elle est un frein aux activités, cela ne peut être une raison à la non-activité. Tout repose sur cette majorité qui doit à elle seule construire un Maghreb moderne.

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