Les Mille et une nuit, contes arabes par excellence

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Les récits et histoires arabes descendent d’une longue tradition de l’expression orale. En effet, c’est réunis autour d’une vieille de la tribu ou du village, que les enfants écoutaient avec attention, ravis de pouvoir imaginer mille histoires, les contes merveilleux qui arrivaient de Perse, d’Inde ou de contrées imaginaires. La tradition orale étant éphémère et ne pouvant conserver toute la matière, les contes arabes furent regroupés dans nombreux écrits, tels que les très connus contes des mille et une nuits.

Les contes sont à distinguer des nouvelles ou des petites histoires. Ils n’ont de point commun qu’en ce qui concerne la brièveté qui les caractérise tous. Mis à part cet aspect-là, le conte est différent par l’imaginaire qu’il met en scène : un conte relève du merveilleux, d’un merveilleux auquel on ne croit pas mais qui est si bien ancré dans l’imaginaire que l’ont doute au point de se demander si à l’origine, il n’y a pas une petite part de vérité dans ce qui nous est raconté. Les contes semblent faciles à aborder car généralement ils sont très courts mais le peu de texte n’est pas signe de facilité, au contraire, il est signe de complexité et d’assiduité puisque l’auteur se doit de condenser en peu de mots plusieurs idées. Les contes arabes ont de plus la particularité d’utiliser des métaphores et nombreux détours, d’essayer de « leurrer » le lecteur avec une « belle histoire » afin de l’assoupir pour lui glisser au creux de l’oreille une morale ou une incitation. Telle la belle Schéhérazade.

Un autre caractéristique des contes arabes, est la poésie qui s’en dégage, presque une chanson, le conte doit avoir un aspect esthétique qui puisse charmer petits et grands. Ainsi, dans les Mille et une Nuit, c’est un monde fantastique qui nous est raconté avec métaphores, style travaillé et musique agréablement rythmée.

Ce monde fantastique où Djinns et génies se croisent, où les belles côtoient les sorcières et où les richesses s’accumulent aussi rapidement qu’elles disparaissent est très représentatif du conte Arabe dans sa façon de mêler toujours aux petites choses de la réalités de merveilleuses histoires inspirées des grands mythes et des croyances populaires. Jouer ainsi sur les peurs et les superstitions semble être une façon d’intégrer le quotidien du lecteur afin que celui-ci soit plus à l’aise.

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