La jeunesse dorée algérienne

Algérie, espace algérien de Firdaous.com

On les surnomme la tchitchi, les fils à papa, fils à maman et bien d’autres surnoms moins reluisants, tout aussi méprisants. C’est la jeunesse dorée d’Algérie. Celle qui représente un très faible pourcentage de la population algérienne, qui « s’éclate » entre gens du même milieu au Club des Pins ou sur la plage privée Moretti. Leur soif de vivre, leurs vêtements coûteux, leur façon de parler, les week-ends à « Casa » et les voyages à Paris font d’eux des exceptions.

Une journée avec cette jeunesse…

Réveil à onze heures. Peu importe qu’ils soient étudiants en Algérie ou en France, leurs journées débutent rarement avant onze heures et pour cause: nuit passée à faire la fête. Fêtes avec musique américaine assourdissante, alcools, shit, chicha, petits hauts légers pour les jeunes filles, jeans délavés pour les garçons.
Alger prend l’aspect la nuit, dans certains endroits, de n’importe quelle boite parisienne. L’entrée étant au dixième du SMIG, ce n’est pas n’importe quel jeune qui peut se permettre ces endroits situés généralement près des lieux dits « branchés »: Club des Pins, le Golf, Hydra, Ben Aknoun…etc.

Midi. Direction le Lunch à Hydra pour un brunch entre amis. Ils rient d’un film vu hier à la télé, refont rapidement le monde, et bâtissent mille et un projets. Quelques idées sont lancées. Une sera rattrapée au vol : Aller passer le temps à la plage.
Club des Pins. Plage réservée, plage privée, on ne sait plus vraiment. Ils montrent leurs cartes de membres et filent le pied sur l’accélérateur, la ceinture de sécurité oubliée ou mise de coté. Peu importe. La loi est de leur côté.

Jeunesse espiègle, insouciante, mais non indifférente. Pour beaucoup de cette jeunesse dorée, il n’y a pas tant de différences entre eux et la jeunesse des bas quartiers. Ils ont plus de facilité, plus de moyens, mais ne sortent pas plus souvent que les autres. Ils partagent la même soif de vivre et de s’amuser, les mêmes envies de changements et de développement.

L’Algérie se distingue du Maroc et de la Tunisie, par ses classes sociales: si une classe nettement plus riche qu’une autre existe, si elle bénéficie de beaucoup de privilèges, elle n’a aucun pouvoir sur l’esprit des moyennes et basses classes. Les jeunes se mélangent souvent. Jeunesse grise, jeunesse dorée, ils se retrouvent souvent entre deux intersections afin de danser aux sons de guitares, en fumant une chicha.

Le théâtre en Algérie >>

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *