La poésie arabe

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De l’Arabie préislamique à Damas, de Bagdad aux confins de l’Andalousie, du Maghreb à la Palestine, d’hier à aujourd’hui, la poésie arabe a su sans cesse grandir, en s’enroulant dans les esprits et en utilisant la réalité pour créer de la musique et de la beauté. Méconnue du monde occidentale – en grande partie à cause des traductions qui demeurent incapables à refléter l’harmonie des vers -, elle demeure un art toujours sans cesse revisité et exploité.

Généralement, les historiens et critiques s’accordent pour partager en cinq les périodes relatives à la poésie: l’époque primitive, l’époque musulmane, le modernisme et le néo-classicisme (750-900), le provincialisme et l’ère contemporaine.

La Quasida est la forme dite la plus absolue et la plus parfaite de poésie arabe. Son origine semble débuter avec celle du poète Imru al-Qays (décédé v. 530). Ses poèmes qui ont été retrouvés permettent de connaître la vie et les moeurs d’alors. De la même époque (pré-islamique), on retiendra le recueil magnifique Muallaqat qui regroupe les poésies de trois grands noms arabes: al-Asha, Amr ibn Kulthum et Imru al-Qays. La légende veut que ses poèmes furent écrits sur des parchemins suspendus ensuite dans la grande mosquée de La Mecque.

La poésie arabe se distingue par son raffinement dans le choix des mots et la maîtrise de la langue, mais aussi dans sa compréhension qui la rend accessible à tous les lecteurs et ses métaphores qui frappent l’imagination. Les thèmes abordés aussi sont bien particuliers, on note une largesse d’esprit et une grande liberté de ton que ce soit sur les sujets d’amour, de désir ou de guerre. Elle nous parle des cieux, des gazelles, des femmes, de l’amour pur, des sentiments les plus forts que peuvent éprouver des peuples entier. La poésie arabe est une poésie forte, exposante de vérités et tremblante de sensations. Un peu à l’image de sa nation.

Beaucoup de poètes arabes sont aujourd’hui célèbres dans le monde entier pour leurs poèmes, parmi eux on peut citer: Saadi Youssf Chihab, Abbas Baydoun, Mouncef Al Ouhaibi, Mohamed Afifi Matar, Etel Adnan – Nazih Abou Afach, Abdellatif Lâabi et pas l’un des moindres : Mahmoud Darwich qui a dit cette phrase, aujourd’hui connue de tous: « Pour moi, la poésie est liée à la paix ».

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