Histoire du Liban

Liban, espace libanais de Firdaous.com

La région est habitée depuis l’antiquité et elle est décrite dans la bible comme « la terre du lait et du miel ». La culture de la montagne et la culture des villes se sont combinées pour façonner l’identité libanaise : sociabilité et tolérance, esprit d’entreprise et individualisme, hédonisme…
Terre de lait et de miel des temps bibliques, le Liban a toujours attiré les conquérants en raisons de ses abondantes ressources naturelles, des ports abrités qui jalonnent la côte et des possibilités défensives qu’offrent les hauts sommets. Tous ces éléments ont contribué à faire de l’histoire du pays une incroyable odyssée.

Les phéniciens établirent l’une des plus grandes premières civilisations du bassin méditerranéen, qui domina une partie de la méditerranée, grâce à l’esprit d’entreprise et au développement intellectuel émanant d’une série de cités états indépendantes. Ils régnèrent sur la mer en raison de la supériorité de leurs vaisseaux et de leurs talents de navigateurs, se révélèrent des artisans exceptionnels et inventèrent le premier véritable alphabet, une avancée remarquable qui ouvrira la voix aux grandes œuvres littéraires de la Grèce ancienne.

Pour les grecs, qui utilisèrent les premiers le nom de Phénicie, le territoire s’étendait sur la zone côtière comprise entre le mont casus au nord et haïfa au sud. A l’intérieur de cette zone, les cités d’Ougarit (ras- shamra), d’Arwad, de Byblos(Jbeil), de Béryte(Beyrouth), de Sidon(Saida), de Tyr(Sour) et d’Akka, constituaient les fameuses cités états. La Phénicie occupait alors cette bande côtière, entre la montagne libanaise et la mer méditerranée : un espace varié entre sites portuaires, petites plaines ainsi qu’un arrière–pays de montagne où poussent sapins et cèdre.

L’apparition du christianisme au Liban fût du 1er siècle au VIIe siècle, cependant l’Islam arriva au VIIe siècle en provenance de la péninsule arabique : il est véhiculé par les bédouins qui entreprennent de multiples successions de mission religieuses et devient la religion prédominante de toute la péninsule. En effet, il apparaît à un moment où un incroyable manque culturel se fait sentir : c’est la période de l’ignorance (en arabe : al jahilyya – c’est plutôt la période qui précède l’apparition de l’Islam). Ce période fut riche poétiquement et littérairement. Notons les 10 poèmes d’or qui étaient exhibés sur les murs d’Al KAABA. Et la religion islamique gagne ainsi le Liban (à l’époque jabbal loubnan) au VII e siècle, en étant adopté par les différents peuples et tribus locales en quête de philosophie existentielle qui combleraient le vide présent à cette époque. Précisons qu’à cette période jamais l’Islam n’a été imposé mais qu’il a toujours été adopté en respectant les autres croyance religieuses ainsi que le droit à toit un chacun de disposer comme il l’entend de sa liberté de religion.

Suite à la poursuite des massacres entre Druzes et Maronites de 1840 à 1860, qui reçurent une certaine publicité en Europe et provoquèrent par ailleurs une vague d’émigration vers les Amériques, les grandes puissances de l’époque (la France, la Grande-Bretagne, l’Autriche Hongrie, la Russie, la Prusse) envoyèrent un corps expéditionnaire et obligèrent l’empire ottoman à créer une province (mutasarrifiya) autonome du Mont-Liban en 1861. Elle devait être dirigée par un gouverneur, sujet ottoman chrétien, sous la surveillance des consuls européennes. Un conseil consultatif central, majoritairement composé de chrétiens, fut également mis en place sur une base communautaire proportionnelle. C’est pendant cette période d’autonomie que furent crées les premières conseils municipaux élus au Liban, en 1879 à Jounieh par exemple.
Peu après la première guerre mondiale en 1920, la France obtient de la société des nations un mandat sur les régions syriennes du levant.Le royaume de Syrie est proclamé, tout en réservant au Mont-Liban le statut du région autonome. Mais progressivement un mouvement nationaliste arabe mobilise des intellectuels de Beyrouth et du Mont-Liban qui aspire à l’indépendance de la Syrie, sous la direction d’un souverain arabe, tandis que d’autres, parmi lesquels les maronites, pensent à un état libanais indépendant protégé par ses liens privilégiés avec la France.

En 1920, sous la pression de ses derniers le gouverneur français, HENRI GOURAUD défait les nationalistes syriens et proclame l’état du grand Liban et fixe ses frontières.
Grâce à des sacrifices et des efforts, la France accorda l’indépendance au Liban en 1943.
Après l’indépendance, le Liban, sous la direction de Camille Chamoun, commence son parcours de développement et de démocratie.

Le Liban a connu des crises, comme celle de 1958 et des problèmes comme celui des palestiniens, des guerres comme la guerre citeile qui a duré 20 ans, calmée grâce à l’intervention Aérienne.
Le Liban a connu aussi des périodes de réconciliation, comme le mandat d’Amin où le Liban a fait appel à la force multinationale et a essayé d’entretenir des négociations avec Israël.

La puissance Chiite a connu une croissance, surtout après l’apparition de Hezbollah, l’organisation se battant principalement contre l’armée israélienne. Le pays a été mis sous tutelle syrienne et ensuite le gouvernement de Rafik Hariri a essayé d’assurer le redressement économique et de stabiliser la livre Libanaise. Son but était de restaurer l’infrastructure sociale et économique et d’effacer les séquelles de la guerre.

Malgré toutes les difficultés que le Liban a subies, il nous a montré à travers l’histoire le sens réel du défit et de la résistance.

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